Vous avez peut-être déjà vu l’émission télévisée « Hoarders », qui montre à quel point l’accumulation d’objets inutiles peut être dangereuse. Eh bien, il existe une nouvelle forme d’accumulation toxique qui nuit à la fois à vos objectifs de cybersécurité et de durabilité environnementale : l’accumulation numérique.
Accumulation numérique et empreinte carbone associée
C’est le 20e anniversaire du Mois national de la sensibilisation à la cybersécurité (NCSAM). C’est aussi l’occasion de réfléchir à l’immense empreinte numérique que vous avez pu créer au cours de cette période en accumulant des données.
Prenez un instant pour y réfléchir dans le cadre de votre vie personnelle. À quand remonte la dernière fois que vous avez fait le ménage dans vos données numériques et supprimé les photos, e-mails, morceaux de musique, applications mobiles, contenus publiés sur les réseaux sociaux, etc. dont vous n’aviez plus besoin ? Toutes ces données et applications inutiles que vous accumulez offrent davantage de possibilités aux cybercriminels de vous manipuler par ingénierie sociale, d’usurper votre identité, de prendre le contrôle de vos comptes et de commettre des fraudes, tout en ayant un impact négatif sur l’environnement.
Tout comme dans votre vie personnelle, ce même problème touche le monde de l’entreprise. De nombreuses organisations sont devenues des accumulatrices compulsives de données. Elles ne s’en rendent même pas compte, car elles ignorent où se trouvent leurs données et quel volume elles détiennent, notamment en raison de facteurs tels que la prolifération des applications et des environnements fantômes.
Si votre organisation n’a pas encore réalisé un inventaire complet des données et des environnements qu’elle accumule, son empreinte carbone continuera non seulement d’augmenter en raison de l’énergie utilisée pour des opérations telles que le stockage, le traitement informatique et le refroidissement — qui ont toutes une incidence sur ses indicateurs et objectifs ESG en matière de reporting environnemental, social et de gouvernance — mais elle continuera également d’élargir sa surface d’attaque, augmentant ainsi les risques liés à la cybersécurité et à la conformité. Cela pourrait entraîner des atteintes à la vie privée, des amendes et une dégradation de l’image de marque.
La réalité de l’accumulation numérique en entreprise
De nombreuses organisations pensent ne pas avoir de problème d’accumulation de données, car elles en stockent la majeure partie dans le cloud, ce qui en minimise l’impact. En réalité, la plupart des gens ont commencé à accumuler encore plus de données qu’auparavant, parce qu’ils peuvent facilement les stocker dans le cloud. Un rapport du MIT souligne que le cloud a désormais une empreinte carbone supérieure à celle de l’ensemble du secteur aérien et qu’un seul centre de données pourrait ainsi consommer autant d’électricité que 50 000 foyers.
Un autre élément à prendre en compte est la rapidité croissante avec laquelle les organisations adoptent des stratégies d’IA et instaurent une culture où elles se vantent de posséder le plus de « données » possible afin de rendre leur IA plus intelligente — ce qui n’est pas toujours vrai. La fiabilité de l’IA ne dépend pas vraiment de la quantité de données, mais plutôt de leur qualité et de l’utilisation de l’IA appropriée pour les exploiter à des fins d’entraînement et en tirer des enseignements.
En fait, le principe « données erronées en entrée, résultats erronés en sortie » s’applique également aux modèles d’IA, car cela pourrait provoquer des hallucinations inappropriées et compromettre votre posture de sécurité. C’est pourquoi vous devez non seulement vous intéresser à l’utilisation des données dans vos modèles d’IA, mais aussi prendre en compte dès le départ les impacts environnementaux de l’IA, car ceux-ci peuvent également avoir une incidence considérable sur vos indicateurs de reporting ESG. MIT Technology Review a indiqué que le simple entraînement d’un seul modèle d’IA pouvait générer autant d’émissions de carbone que cinq voitures sur l’ensemble de leur durée de vie. Par ailleurs, des recherches de l’Université de Californie montrent que cinq requêtes ChatGPT seulement peuvent consommer 16 oz d’eau.
Mesures pour réduire l’accumulation numérique en entreprise et à titre personnel
Voici cinq mesures que vous pouvez prendre pour réduire l’accumulation de données numériques au sein de votre entreprise et mieux atteindre vos objectifs en matière de cybersécurité et de durabilité environnementale :
- Créez une stratégie de gouvernance des données. L’utilisation d’outils tels que les objectifs de performance intersectoriels de la CISA en matière de cybersécurité constitue un excellent point de départ pour améliorer et maintenir une bonne hygiène numérique.
- Réalisez un audit numérique. Faites l’inventaire de votre environnement, notamment de l’ensemble des applications, API et scripts développés en interne ou fournis par des tiers. Cherchez ensuite des moyens de documenter et de tenir à jour cette liste. Et n’oubliez pas les exigences relatives à votre nomenclature logicielle (SBOM) !
- Sachez où vos données sont stockées. Identifiez l’emplacement des centres de données et leurs objectifs en matière de durabilité (par exemple, des centres de données alimentés par l’hydroélectricité). Ensuite, découvrez comment les fonctions cloud natives peuvent vous aider à atteindre vos objectifs de durabilité. L’enquête mondiale 2023 de Heavy Reading sur la 5G recommande de réduire la consommation d’énergie en transférant autant de fonctions que possible vers une plateforme d’infrastructure commune.
- Entraînez judicieusement vos modèles d’IA. Évaluez l’empreinte carbone de votre IA à l’aide de nouveaux outils tels que le calculateur d’émissions liées au machine learning afin de faire des choix éclairés concernant le fournisseur de services cloud, la région géographique et l’utilisation du matériel.
- Faites le tri dans ce que vous accumulez. Moins, c’est parfois mieux. Maintenant que vous savez où tout se trouve, supprimez ce dont vous n’avez pas besoin et continuez à appliquer de bonnes pratiques de gestion.
Tout comme dans votre vie professionnelle, vous pouvez prendre certaines mesures pour limiter l’accumulation numérique dans votre vie personnelle :
- Supprimez les applications inutiles. En moyenne, un utilisateur installe 80 applications sur son appareil, mais n’en utilise réellement que neuf.
- Désabonnez-vous des listes de diffusion. Avez-vous vraiment besoin de tous ces e-mails ? Si votre enfant vient d’entrer au lycée, pourquoi êtes-vous encore abonné à cette offre promotionnelle de bons de réduction sur les couches ?
- Créez des albums photo numériques. De combien de selfies avez-vous vraiment besoin ? Et que dire des rafales de 20 photos de la même chose ?
- Faites le ménage dans vos réseaux sociaux. Désabonnez-vous des comptes, des groupes et des personnes qui ne vous intéressent plus.
- Recyclez tous vos anciens appareils qui prennent la poussière (téléphones, tablettes, ordinateurs). De nombreuses collectivités locales organisent des collectes de fonds au cours desquelles elles récupèrent les anciens appareils. Vous pouvez également envisager de les vendre (assurez-vous d’abord d’effacer toutes leurs données).
F5 s’engage à réduire ses émissions
Depuis plus de 25 ans, F5 s’engage à aider ses clients à sécuriser, déployer et optimiser chaque application et API, où qu’elles se trouvent. Lorsque nous affirmons que notre mission consiste à donner vie à un monde numérique meilleur, nous l’entendons à la fois du point de vue de la cybersécurité et de l’environnement.
Nous prenons nos obligations environnementales au sérieux et développons des solutions robustes qui permettent à nos clients d’atteindre leurs objectifs environnementaux grâce à des produits durables, efficaces et facilement recyclables. Nous collaborons également avec nos fournisseurs et nos clients afin de réduire les impacts environnementaux tout au long de notre chaîne de valeur et investissons dans des organisations à but non lucratif qui œuvrent en faveur de la justice climatique. Nous avons par ailleurs mis en place une stratégie spécifique visant à réduire l’empreinte carbone de nos activités en diminuant de moitié nos émissions de scopes 1 et 2 d’ici 2030.
À l’occasion du 20e anniversaire du NCSAM, prenez le temps de réfléchir aux liens entre vos objectifs de cybersécurité et de durabilité environnementale. Et rejoignez F5 dans sa quête pour rendre le monde numérique meilleur.
Découvrez comment F5 peut vous aider à réduire votre empreinte carbone numérique sur : www.f5.com/cloud
À propos de l’auteur
Articles de blog associés

F5 NGINXaaS pour Google Cloud : des applications résilientes et évolutives
Découvrez comment NGINXaaS s’intègre à Google Cloud pour renforcer les performances et la sécurité, et préparer vos applications critiques à un avenir propulsé par l’IA.
L’intégration de F5 Web Application Firewall (WAF) à AWS est disponible dès aujourd’hui
En faisant appel à un partenaire de déploiement AWS WAF tel que F5, vous pouvez renforcer la sécurité de vos applications web grâce à des règles personnalisées qui bloquent les schémas d’attaque courants, comme les injections SQL ou les attaques par scripts intersites (XSS).
Appliquer le principe de Peter Parker à l’inspection TLS
« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » Si l’on en trouve des échos chez Voltaire et Churchill, cette citation est surtout connue grâce aux bandes dessinées Spider-Man, où elle est attribuée à l’oncle Ben. Bien entendu, si cette phrase est si répandue dans la culture populaire, c’est notamment parce qu’elle peut s’appliquer à une multitude de situations et de sujets, y compris à l’inspection TLS.
Le NetOps a besoin de défenseurs, pas d’adversaires
Il est important de reconnaître que les équipes NetOps ne sont pas toujours celles qui font obstacle au déploiement de la dernière nouveauté, application ou service. Les freins à la rapidité sont souvent dus au fait que les organisations n’adoptent pas tous les principes du DevOps lorsqu’elles cherchent à transformer leurs opérations informatiques.
Mise à jour des services applicatifs : sécurité, rapidité et visiteurs suspects
Il est de nouveau temps de nous pencher sur les services applicatifs que les entreprises utilisent réellement pour rendre leurs applications plus rapides et plus sûres. On constate notamment une hausse du recours aux services de protection contre les bots, ainsi que la progression lente mais régulière de HTTP/2. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une application…
Les templates prennent le contrôle du cloud
Les modèles s’imposent dans le cloud. Lisez le blog de F5 pour découvrir comment l’infrastructure en tant que code et les API déclaratives automatisent la mise à disposition des applications.